Pratique

Matériel de Hijama : la liste complète pour débuter

Matériel de Hijama stérile disposé sur un plateau : ventouses, pompe, lames, gants et compresses

Un kit de Hijama s'achète en deux clics sur internet, pour une vingtaine d'euros. Mais un kit, ce n'est pas un équipement complet et sûr. Il manque presque toujours l'essentiel : de quoi garantir l'hygiène et éliminer correctement les déchets.

Voici la liste complète du matériel de Hijama, commentée poste par poste, pour débuter dans de bonnes conditions, que vous pratiquiez en famille ou en cabinet.

1. Les ventouses

Ventouses en plastique à valve (à usage unique)

C'est le standard actuel pour la Hijama humide :

  • transparentes, pour surveiller la peau et le saignement ;
  • munies d'une valve qui permet de régler la dépression avec une pompe ;
  • à usage unique pour la Hijama humide : une ventouse en contact avec du sang ne se réutilise jamais.

Prévoyez plusieurs tailles : les petites pour la nuque et les zones étroites, les moyennes pour le dos, les grandes pour les zones musculaires larges.

Ventouses en verre ou en silicone

  • Verre : traditionnelles, surtout utilisées en ventouse sèche, avec une désinfection rigoureuse entre chaque patient.
  • Silicone : pratiques pour les ventouses glissées (massage), en Hijama sèche uniquement.

2. La pompe

Une pompe manuelle (pistolet) compatible avec vos ventouses. Choisissez un modèle solide, avec une tubulure (rallonge) pour travailler confortablement. La pompe ne touche pas le sang, mais elle se désinfecte après chaque séance.

3. Le matériel d'incision (Hijama humide)

  • Lames de bistouri stériles à usage unique, emballées individuellement ; ou
  • Lancettes stériles et stylos autopiqueurs adaptés.

Règles non négociables :

  • stérile, à usage unique, ouvert devant le patient ;
  • vérifier la date de péremption et l'intégrité de l'emballage ;
  • jamais de lame de rasoir ni de matériel « maison ».

Le choix de l'outil et la profondeur d'incision s'apprennent en formation : ce sont des gestes techniques.

4. L'hygiène et la protection

MatérielUsage
Gants à usage unique (nitrile)Changés entre chaque patient, et en cours de séance si nécessaire
Solution hydroalcooliqueHygiène des mains avant et après chaque soin
Antiseptique cutané (chlorhexidine, povidone iodée…)Préparation de la peau
Compresses stérilesNettoyage de la peau et absorption du sang
Draps d'examen jetables ou alèsesProtection de la table de soin
Tablier ou blouseProtection du praticien
Lunettes de protectionProtection contre les projections
Désinfectant de surfacesTable, plan de travail et pompe entre chaque patient

5. L'élimination des déchets : le poste oublié

C'est ce qui distingue un praticien sérieux d'un amateur :

  • un collecteur pour objets piquants, coupants et tranchants (boîte rigide jaune, normée) pour les lames et les lancettes ;
  • des sacs ou cartons dédiés aux déchets de soins à risque infectieux, pour les ventouses, compresses et gants souillés ;
  • une solution de collecte : un prestataire agréé, ou un point de collecte selon votre pays et votre statut.

Jeter des lames ou des compresses pleines de sang à la poubelle ordinaire est dangereux et, dans la plupart des pays, illégal (voir Hygiène en Hijama : le protocole de sécurité).

6. Les soins après la séance

  • pansements ou compresses et sparadrap ;
  • huile neutre ou vaseline, parfois utilisées pour faciliter l'adhérence ou le glissement des ventouses (hors zones incisées) ;
  • de quoi réhydrater le patient : eau, collation sucrée.

7. La trousse de sécurité

  • tensiomètre (utile pour repérer une hypotension avant la séance) ;
  • sucre ou jus de fruit, en cas de malaise ;
  • protocole écrit en cas d'accident d'exposition au sang : quoi faire, qui appeler ;
  • numéros d'urgence affichés.

8. Le mobilier

  • une table de soin ou de massage, stable, avec une housse lavable ;
  • un plan de travail propre pour préparer le matériel ;
  • un point d'eau à proximité ;
  • un bon éclairage.

Récapitulatif : check-list de départ

  • Ventouses à valve à usage unique, plusieurs tailles
  • Pompe manuelle et tubulure
  • Lames ou lancettes stériles à usage unique
  • Gants nitrile
  • Solution hydroalcoolique
  • Antiseptique cutané
  • Compresses stériles
  • Draps d'examen jetables
  • Collecteur pour objets piquants ou tranchants
  • Contenants pour déchets de soins
  • Désinfectant de surfaces
  • Pansements
  • Eau et collation sucrée
  • Tensiomètre
  • Protocole en cas d'accident d'exposition au sang

Les 5 erreurs à éviter

  1. Réutiliser des ventouses qui ont été en contact avec du sang.
  2. Acheter des lames non stériles ou sans marquage fiable.
  3. Oublier le collecteur à objets tranchants.
  4. Choisir uniquement des grandes ventouses, inutilisables sur la nuque.
  5. Acheter le matériel avant d'être formé, et se tromper d'équipement.

Combien coûte l'équipement de départ ?

Pour une pratique familiale, comptez quelques dizaines d'euros pour un équipement de base de qualité, auxquels s'ajoutent les consommables à chaque séance. Pour un cabinet, il faut ajouter la table, le mobilier et le contrat d'élimination des déchets. Le coût des consommables par séance reste modeste, mais il ne faut jamais économiser dessus.

Pour comparer avec le coût d'une formation, lisez Prix d'une formation Hijama.

Questions fréquentes

Quel kit de Hijama acheter pour débuter ?

Un kit de ventouses à valve de plusieurs tailles avec une pompe, complété par des lames ou lancettes stériles, des gants, un antiseptique, des compresses et un collecteur à objets tranchants. Les kits vendus seuls sont rarement complets.

Peut-on réutiliser les ventouses de Hijama ?

Les ventouses en contact avec du sang (Hijama humide) sont à usage unique. Les ventouses utilisées en Hijama sèche peuvent être réutilisées après une désinfection rigoureuse.

Faut-il du matériel pour suivre la formation ?

Non. Le matériel n'est nécessaire qu'au moment de pratiquer. Mieux vaut d'ailleurs se former avant d'acheter, pour choisir le bon équipement.